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Bookworm: Février 2020

par Audrey

J’inaugure aujourd’hui cette nouvelle rubrique avec le Bookworm: février 2020 ! Cette nouvelle rubrique sera pour moi l’occasion de faire un rapide bilan de mes lectures, des découvertes, des bonnes/mauvaises surprises ainsi que de mes prochaines lectures.

The Witcher: L’épée de la providence (T2), d’Andrzej Sapkowski

En prévision de la sortie de la série du même nom sur Netflix, j’avais pris un peu d’avance et attaqué cette saga dès septembre pour avoir le temps de m’y plonger tranquillement. L’absence de temporalité claire était assez perturbante de prime abord, donnant l’impression qu’à chaque chapitre en succédait un autre sans lien évident. Cependant, le style fluide de l’auteur autant que sa manière de raconter clairement les choses sans s’embarrasser de fioritures à fort potentiel de distraction ont largement contribué à faire oublier ce côté un peu décousu du récit.

Geralt de Riv, le sorceleur, mène sa mission sans faillir dans un monde hostile et corrompu, dépourvu d’espoir. Sa renommée légendaire n’a d’égales que la peur et la haine qu’il inspire chez ceux qu’il traque sans pitié. Mais sa rencontre avec la petite Ciri, l’Enfant élue, va donner un sens nouveau à l’existence de ce héros solitaire.

Geralt cessera-t-il enfin de fuir pour affronter la providence et découvrir son véritable destin ?

La lecture est agréable et fluide, je pense enchaîner prochainement avec le troisième tome ! 😊

Vox, de Christina Dalcher

Vox est un roman dystopique qui se déroule aux Etats-Unis. Dans cette histoire, aucun robot ou élément futuriste car l’auteur nous propose une version alternative de la société américaine où le puritanisme et le fanatisme religieux ont permis les pires dérives. Il y est question de droits des femmes plus que réduits, de politique, de science et de lutte pour la liberté.

Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…

L’histoire est dans la veine de The Handmaid’s tale, de Margareth Atwood: le glauque du quotidien de l’héroïne du roman et la difficulté de sa condition sont suffisamment bien décrits pour que l’on ressente tantôt son abattement, tantôt ses rares bouffées d’espoir. J’ai passé un très bon moment avec ce roman malgré un sujet vraiment dur.

The Dead Zone, de Stephen King

The Dead Zone (l’Accident, pour sa version française) est un roman de Stephen King se déroulant dans les années 70 aux Etats-Unis. Au centre de l’histoire, John Smith, un professeur attaché à son travail et sans histoires… jusqu’à ce qu’il ne soit victime d’un accident de la route.

John Smith n’a pas beaucoup de chance, même lorsqu’il gagne à la loterie. Juste après avoir empoché au Luna park les cinq cents dollars de la Roue de la Fortune, il est victime d’un accident de voiture et sombre dans le coma. Lorsqu’il se réveille cinq ans plus tard, la guerre du Vietnam est finie, le monde a changé, lui pas. La malchance est toujours là, sa fiancée s’est mariée avec un autre, sa mère est devenue sénile et lui, John Smith, se retrouve doté d’un étrange pouvoir qui lui attire pas mal d’ennuis : il devine l’avenir. Il peut prévoir les catastrophes et les hécatombes, tous les cinglés de la planète font appel à lui.
Il y a cependant une chose qu’il garde pour lui : Greg Stillson, candidat à la Maison Blanche, est un dément, grand admirateur de Hitler et autres maniaques de l’extermination.

La lecture a été très pénible du fait de coquilles, erreurs de traduction, espaces manquants, mots utilisés à la place d’autres et fautes diverses… bref, c’est vraiment triste d’apporter aussi peu de soin à la relecture 🙄. Ce n’est clairement pas le meilleur roman de Stephen King, du fait des nombreuses longueurs et de sa fin totalement bâclée dans les 50 dernières pages. Au final, le livre m’aura surtout donné envie de revoir la série, suivie en pointillés à l’époque de sa diffusion française dans la Trilogie du Samedi.

The Cuckoo’s calling, de Robert Galbraith

The Cuckoo’s calling (L’appel du coucou, pour les amateurs de VF) est le premier roman d’une série écrite par Robert Galbraith, a.k.a… J.K Rowling elle-même, héhé 😁. Cormoran Strike, ancien militaire blessé en Afghanistan et reconverti en détective privé, est contacté pour enquêter sur la mort d’une jeune mannequin. Son enquête l’amènera à sillonner Londres pour démêler les fils de cette intrigue sacrément bien foutue !

Une nuit à Londres, Lula Landry, célèbre mannequin, est retrouvée défenestrée. Son frère, John Bristow, ne croit pas au suicide et contacte Cormoran Strike, détective privé. Strike est un homme à la dérive : il a perdu une jambe à la guerre et sa vie est un désastre. Chargé par Bristow d’enquêter sur la mort de Lula, il se résout à plonger dans les eaux glauques que dissimulent les paillettes de la vie noctambule. Trahisons, secrets, vengeance émergeront peu à peu jusqu’à l’explication finale.

Pour changer un peu de registre après ma précédente lecture achevée, j’avais envie d’un bon polar. Les suggestions de la boutique Kobo ont fait le nécessaire et je me suis rapidement lancée dans la lecture de cet épais pavé. Les indices disséminés ça et là tout au long du récit m’ont amenée à soupçonner à peu près la moitié des personnages et cela a été une frustration assez énorme, mais une bonne raison de ne pas poser le livre trop vite en me couchant par peur de manquer une révélation importante. Toutefois, si certains passages sont un peu longs ou les dialogues un peu (trop) nombreux, l’intrigue m’a tenue en haleine jusqu’à la résolution de l’enquête dans les dernières pages. J’ai hâte de commencer le second roman !

Le mystère Henri Pick, de David Foenkinos

Le mystère Henri Pick est un roman de David Foenkinos se déroulant en France dans le très fermé milieu de l’édition. L’année dernière, j’avais loupé la sortie de son adaptation cinématographique avec Fabrice Luchini et Camille Cottin, j’avais donc acheté le livre dans la foulée pour avoir l’occasion de rattraper ça en jetant quand même un oeil à cette histoire se déroulant au coeur de la Bretagne tout en découvrant un auteur duquel je n’avais encore jamais rien lu jusqu’ici.

En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète ? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination? Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs.

Derrière cette très prenante enquête littéraire, l’auteur nous livre en prime une satire très parisianiste du microcosme de l’édition dans ce qu’il a de plus élitiste et de plus clivant. Le suspense parvient à rester entier jusqu’aux derniers chapitres et le roman s’achève sur une note plutôt mignonne difficile à décrire sans spoiler l’essentiel de l’intrigue.

Les chapitres sont très courts, les personnages ont tous un phrasé et des caractéristiques propres, les dialogues sont dynamiques et s’enchaînent avec un naturel assez appréciable… J’ai très clairement défoncé ce roman en deux jours tant l’écriture et l’histoire m’ont happée !

**

Voilà pour ce premier bilan Bookworm: février 2020 et pour les livres qui m’ont accompagnée au cours de ces deux mois. C’est donc un beau bilan de lecture pour ces deux premiers mois de l’année, avec des livres de genres et styles très divers ainsi que de très belles découvertes ! 😊

Et vous, qu’avez-vous lu depuis le début de l’année ?

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